02 août 2007

Lettre ouverte aux rongeurs.

Salut toi, dont j'ignore (heureusement) l'identité, le visage; et dont la seule et unique chose que je sais est que tu vis près de chez moi, dans mon couloir, au bâtiment K de ma résidence Rennaise.

Entre une heure et huit heures du matin, tu as eu le temps de regagner ton appartement tout près du mien, sans doute, et tu as découvert un sac abandonné dans le couloir. Tu as sans doute été surpris de cette rencontre bénie, puisque tu n'as meme pas pris le temps de regarder l'étiquette dessus, et de constater que le nom écrit était le même que celui qui siégeait sur la porte juste en face de l'endroit en question.

Tu n'as sans doute pas cherché à te demander ce qu'il faisait là. Tu n'as probablement pas pu imaginer que son possesseur, fatigué par deux nuits blanches consécutives et d'interminables trajets en train et diverses fureurs de guichets, l'a tout bêtement oublié à l'extérieur dans sa maladresse. Et j'imagine que tu n'as pas pensé non plus que quelqu'un pouvait se livrer à une cruelle expérience, en regardant au travers de l'oeil de boeuf ce qui arriverait à ses possessions s'il les exposait UNE MOITIE DE NUIT dehors.


Et tu as eu une chance inouïe que le premier cas de figure soit le bon. Même si, du coup, tu m'as sérieusement donné envie de tenter le deuxième un de ces quatres.


Ton regard a du s'illuminer à la vue de ce butin inéspéré. Et tu n'as pas fait les vérifications d'usage, tu n'as pas l'excuse de la jeune fille penaude qui trouve 150 euros dans un bus et demande à la ronde à qui ils appartenaient. Non, toi, tu as vu le sac, tu l'as ouvert et tu l'as dépouillé de tout ce qui t'interessait sans aucune vergogne. Pourquoi pas.

Savoir que ce genre de choses est susceptible d'arriver quand on laisse maladroitement ses affaires quelques heures dans la nuit d'une résidence étudiante désertée par les vacances d'été pourrait me donner une mauvaise image de l'humanité, mais ce n'est pas le cas. Parce que tu n'appartient pas à l'humanité.

Tu es un rat.

Qu'ai-je perdu dans cet évènement ? Quelques possessions matérielles et un peu d'estime pour moi-même. Mais qu'y ai-je gagner ? La satisfaction de t'imaginer, TOI, TE PENCHER FEBRILEMENT SUR MES AFFAIRES, REGARDER A DROITE ET A GAUCHE COMME UNE MISERABLE FOUINE, ET COMMETTRE TON FORFAIT DE TES PETITES PATTES LÂCHES, A GRAND RENFORT DE "SQUEEK SQUEEK" ET DE BAVE DEGOULINANTE COMME LE SALE RONGEUR QUE TU ES !!

Qu'y as-tu gagné, toi ?  Un coffret DVD que tu aurais pu te procurer gratuitement sur Internet. Un matelas crevé et une pompe dont il manque la moitié des éléments.  Et un livre sur le massage qui ne te servira jamais à rien puisque tu n'as pas le DIXIEME de la pureté d'âme qu'il faut pour maîtriser une telle technique. Et maintenant également le fait qu'en regardant dans un miroir, tu verras à jamais le reflet d'une faible créature poilue voutée sur elle-même et dont les insicives rayent le carrelage.

Merci de m'avoir laissé mon manuel d'Italien, au passage. Même si j'en déduis que c'est plutôt ta flagrante inculture qui t'a poussé à le rejeter.

Et uniquement pour çà, je jubile que ce soit arrivé ; je rit de ta faiblesse et de ta stupidité à gorge déployée; et je me permet même de t'humilier sur Internet ! AH AH AH !!




Il n'empêche que si je te met un jour la main dessus, une pluie de dents ensanglantées s'abattera sur le couloir de Mirab'. Faut pas déconner non plus.




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Un autre rongeur, moins détestable celui-ci mais qui mérite quand même son petit mot :

Il fut un temps ou j'ai en effet critiquer le fait de fumer abondemment. Et je continue sur ma lancée. Le plaisir disparait avec l'excès, ne laissant plus qu'un nefaste manque de souffle.
Toi qui prend plaisir à déformer mes propos et à utiliser n'importe quelle minution dans la bataille de mot qui nous tiraille depuis ce fameux voyage en train qui a marqué notre première rencontre, tu me critiquais à l'époque.

Et j'apprends que maintenant, tu critiques également mon changement de position. Celui que j'ai manifesté il y a peu dans le Comeback du Dentifrice quand je m'en occupais.

CRITIQUER UNE CHOSE ET SON CONTRAIRE, CA S'APPELLE DE L'AIGREUR.

Et tu sais quoi ? C'est un trait caractéristique des vieilles bonnes femmes voutées à la mine grincheuse qui marmonnent sur les arrêts de bus. Je  peux d'ailleurs dresser TOUTE UNE LISTE des caractéristiques que tu partages avec elles :

- Tu te plains et grinches sans arrêt à chaque rafale de vent dans le mauvais sens.
- Tu te permets de porter des jugements sur les comportements* des autres du haut de tes trois pommes et des poutres que tu as dans les yeux.
- Tu as une hygiène hasardeuse.
- Tu te couvres de foulards HIDEUX !! (AH AH , JE DIS TOUT HAUT CE QUE TOUT LE MONDE PENSE TOUT BAS !!)
- Et surtout...tu votes A DROITE !

Qui est une vieille peau séchée, maintenant ? AH !



Prout, Caroline.



* S'enerver contre une borne qui ne marche pas quand on est à deux minutes de rater son train, c'est NORMAL; ce n'est pas parce que ça n'arrivera jamais à la fille de Jacob qu'il faut prétendre le contraire.   

Posté par Spider Jerusalem à 15:21 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Lettre ouverte aux rongeurs.

    Charmantes vacances apparemment
    Ne t'en fais pas, tu prendras bientôt une cuite.

    Posté par Samantha, 04 août 2007 à 16:23 | | Répondre
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